Distance
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61km
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Dénivelé
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656m
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Durée de pédalage
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3h50
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Moyenne
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16Km/h
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Col(s)
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Brünig (1007m)
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Canton(s)
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Obwald |
Pays
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Suisse
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C’est une première. Je nage dans un lac Suisse. Et j’y suis
seul. Personne. Juste les montagnes. Autour. La température de l’eau est
agréable. A part les 2 premières minutes, où, saisit par le choc thermique, le cœur
s’emballe ; et finit par se calmer. Et puis après on se sent bien. Aucune
sensation de froid. Ni même de frais. Je suis bien à nager dans ce lac. Je le
traverserai bien, pour voir. Mais il est grand. Et je risque de payer cet aller
et retour physiquement plus tard dans la journée, sur le vélo. Je n’ai pas de l’énergie
à revendre en ce moment. Et puis cette séquence de natation me mettrait en
retard. Surement. Alors je me contente de jouer petits bras. Je n’ose pas la
traversée, je nage sans but. Je me détends.
Il est 7h du matin, le camping est encore endormi. Je profite donc dans le
calme de cet endroit habituellement surchargé. Car hier ce n’était pas l’habituelle
quiétude Suisse ici. Non, c’était l’atmosphère HLM, bruyante et quelque peu
tendue, due tant à la surpopulation qu’à la température élevée retardant l’heure
du couché.
Avec ce petit bain solitaire, la matinée commence bien. Je
suis en forme, alors hop la douche et je me mets à jour dans mon blog. Puis le
rituel du rangement, du paquetage, et direction Sarnen, vers Lucerne. Le début
de ma journée cycliste commence gentiment, je longe le lac de Brienz sur sa
partie nord. Paysages enchanteurs. La douceur Suisse encore accentuée par les
étendues d’eaux planes. Je suis la courbe de niveau des 600 mètres sans m’en
écarter de beaucoup. Echauffement car bientôt, le relief change et ça se met à
monter violent. Avec un 9% quasi constant,
j’arrive au col de Brünig totalement
épuisé. J’ai chaud, j’ai un peu faim, et je suis saoulé par le flot de voitures
qui a accompagné mon ascension. J’ai eut 3-4 grosses peurs lorsque des
véhicules sont passés très proches de moi. Beaucoup trop proches en fait.
Surtout un Bus Polonais qui m’aurait touché, son arrière m’a presque effleuré, si
le camion arrivant en face n’avait pas procédé à un freinage d’urgence jusqu’à
immobilisation pour laisser passer ce Polonais décidemment très pressé. Enfin,
je suis arrivé en haut pas trop sain mais sauf !
Aujourd’hui c’est la journée des lacs. En plus des chalets.
Je vois presque toujours un lac. C’est apaisant. Je chante ma vie en couleur
car, comme dans Peter Pan le dessin animé de Walt Disney, c’est le secret du
Bonheur : le vert des grasses prairies et des sapins, les bleus des lacs,
le gris des cimes, le blanc des nuages et le marron des chalets. C’est la
Suisse arc en ciel.
Bon, une chose m’a marquée aujourd’hui : la propreté
Suisse. Pas un papier par terre, rien sur les bas cotés, pas de paquets de
cigarettes, pas de mégots, pas de bouteilles, pas d’emballages de Mac Donald…
Rien. Pourquoi les bords de routes Suisses, les trottoirs Suisses, sont-ils
immaculés alors que chez nous en France, ils sont une poubelle naturelle.
Pourquoi les pistes cyclables Suisses sont-elles propres et entretenues alors
que chez nous, lorsqu’elles existent, elles font office de bas coté, c'est-à-dire
de dépotoir ? Ne pourrait-on pas s’inspirer de quelques comportements de
nos voisins Suisse pour améliorer un peu notre qualité de vie, notre environnement ?
Comment faire pour qu’en France tout à chacun ait le sentiment de participer à
une action collective dont le profit serait équitablement partagé ? L’exemple
vient d’en haut dit-on…
Bon, on parle, on parle, et moi, je suis fatigué. Je suis
encore au bord d’un lac, celui de Lucerne, qui a un nom absolument
imprononçable pour un Français. Alors je ne m’y aventure pas. Mais j’aimerai
bien aller nager un peu.
A demain.
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