Repos 3 : Megève ; samedi 29 juillet 2017
Ville
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Megève
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Département(s)
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Haute-Savoie (74)
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Région(s)
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Auvergne-Rhône-Alpes
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| Jawa 250 mono 2T arrivée de Slovaquie et à destination du Portugal |
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| Jawa de motards Slovaques : 250 mono 2T et 350 Bi 2T |
Aujourd’hui, matinal le gars !
7h du matin, c’est grande lessive : 3 tenues cyclistes, gants, chaussettes… Bref la totale. Ça sentait le renard dans cette tente ! Il faut dire que j’ai retrouvé un fromage dans le fond d’une sacoche à l’occasion du grand nettoyage : une tomme de vache qui devait vaquer là depuis 5 bonnes journées. Oubliée. Oui mais ce n’était pas réciproque. La tomme travaillait dur à empester ma tente. La
7h du matin, c’est grande lessive : 3 tenues cyclistes, gants, chaussettes… Bref la totale. Ça sentait le renard dans cette tente ! Il faut dire que j’ai retrouvé un fromage dans le fond d’une sacoche à l’occasion du grand nettoyage : une tomme de vache qui devait vaquer là depuis 5 bonnes journées. Oubliée. Oui mais ce n’était pas réciproque. La tomme travaillait dur à empester ma tente. La
Et mes gants, vous auriez sentis mes gants. Ma douée cette infection.
Le fromage, encore. Mais c’est un coup de la mafia Savoyarde c’est affaire. Le
fromage s’immisce partout. Alors c’est la guerre bactériologique totale au
fromage qui pue, c’est ça ? Je les fais bien tremper ces gants. Puis je
les savonne longuement, très longuement. Et je frotte, je frotte à en risquer
une tendinite. Enfin, je fais tremper encore, puis je tourne. Vous savez, je
simule la machine à laver automatique avec mes petites mains : vas-y
tourne, tourne ? Le programme sélectionné ? A vue de nez, au moins 30
tours minutes. Ça envoie du bois. Evidemment mes gants ont été isolés des
autres vêtements biscotte leur toxicité.
Alors pendant que les gants trempent encore et toujours, deuxième
lessive avec le reste du linge.
Et puis la lessive manuelle terminé, je pends mon linge afin qu’il
soit sec pour demain.
Fin de la séquence linge, on passe à la mécanique maintenant. Vous le
savez, car je vous en ai déjà parlé, depuis quelques jours, j’ai des angoisses
avec mes freins. Et le suis en montagne, donc, dans les descentes, je compte
sur eux, sur leur puissance de ralentissement. En fait c’est mon frein avant qui
me fait peur. Il fait des bruits d’outre tombe, de plus en plus forts à mesure
que sa puissance de freinage s’évanouie. Et avec les vitesses atteintes dans
les descentes de col, ça devient franchement flippant.
Alors aujourd’hui, c’est le grand jour (de repos) et je me penche sur ce problème. Je retourne mon vélo tête en bas. Je le cale bien sur son guidon et sur sa selle et j’enlève ma roue avant. Alors attention, entre l’écrou de roue antivol (oui je sais, je suis d’une nature méfiante) nécessitant la clé spéciale, et la connectique du moyeu dynamo à débrancher avec attention, cette opération, enlever une roue,
habituellement simpliste réclame d’être calme et
tout à son affaire. Ce que je suis actuellement. Bien. Maintenant je sors les
plaquettes pour voir, bien que je les ai remplacées juste avant mon départ. Vous
en pensez quoi de mes plaquettes ? Neuves ? Vous avez l’œil vous, je
l’avais repéré de suite. Plaquette neuves, je n’en attendais pas moins d’elles.
Oh oh, mais le disque de frein à chauffé ? Regardez toutes ces couleurs
bizarres avec cette préférence pour les bleus. Vous voyez cette ridicule petite
plaque de métal là ? L’habit ne fait pas le moine, elle est primordiale. C’est
une sorte de ressort de rappel des plaquettes après freinage. Allez, je
l’écarte comme une bête pour favoriser le retour des plaquettes, en espérant
ainsi diminuer frottements et couinements. Au tour de l’étrier de frein
maintenant. LesAlors aujourd’hui, c’est le grand jour (de repos) et je me penche sur ce problème. Je retourne mon vélo tête en bas. Je le cale bien sur son guidon et sur sa selle et j’enlève ma roue avant. Alors attention, entre l’écrou de roue antivol (oui je sais, je suis d’une nature méfiante) nécessitant la clé spéciale, et la connectique du moyeu dynamo à débrancher avec attention, cette opération, enlever une roue,
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| Elles sont neuves ces plaquettes |
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| Disque qui vire au bleuté |
Ouf ! Seul problème, ma poignée de frein arrive très facilement
en butée, et le freinage est faiblard. Un doute m’envahit : et si le fait
de mettre le vélo à l’envers était propice à l’entrée d’air dans le système de
freinage hydraulique ? Dans ce cas il faudrait faire une purge. A voir
avec un vélociste. Cette après midi, je monterai à Megève pour voir.
Je ne vous ai pas encore parlé de mon camping du jour, le camping du
Bornand (1050 m d’altitude) à la sortie de Megève. Vous le savez, j’ai eut du
mal à le trouver. Mais ça valait la peine. Il est sympa ce camping, propre,
verdoyant, entouré de sommets élancés.
Beaucoup de gens viennent dans ce camping périodiquement, et ce depuis longtemps. Voir très longtemps. J’ai entendu 40 ans. Si ça ce n’est pas être fidèle ! Alors il y a un esprit de famille et les blagues fines volent en escadrilles. Atmosphère agréable, pleine de bons mots d’esprit. Les discussions s’éternisent, de nouveaux arrivants prenant la
Les habitués du camping se connaissent bien. Ils forment une famille avec ses liens et parfois ses discordes. Ils me disent se reconnaitre parfaitement dans la première édition du film Français Camping de Fabien Onteniente. Ils s’en amusent d’ailleurs.
Beaucoup de gens viennent dans ce camping périodiquement, et ce depuis longtemps. Voir très longtemps. J’ai entendu 40 ans. Si ça ce n’est pas être fidèle ! Alors il y a un esprit de famille et les blagues fines volent en escadrilles. Atmosphère agréable, pleine de bons mots d’esprit. Les discussions s’éternisent, de nouveaux arrivants prenant la
Les habitués du camping se connaissent bien. Ils forment une famille avec ses liens et parfois ses discordes. Ils me disent se reconnaitre parfaitement dans la première édition du film Français Camping de Fabien Onteniente. Ils s’en amusent d’ailleurs.
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| Les câbles au dessus des oreilles |
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| Moteur du 350, notez l'intégration du carburateur |
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| La 350 bi |
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| Encore elle |
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| La 250 mono |
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| Le moteur de la 250 moo |
Et puis, cet après midi, c’était le retour de la pluie. Alors vite,
j’ai décroché mon linge pas encore sec et je me suis terré dans ma tente.
Alors, j’ai écrit en espérant que la pluie finisse par se lasser. Il est 16h et
mon dernier repas doit dater de 24h. Je n’ai rien à manger, tous mes stocks
étant vide, et je commence à avoir TRES faim. Dis-donc, elle s’arrête quand
cette pluie que je puisse aller me chercher quelques victuailles ?
Oh pétard, la pluie s’arrête. Allez oh, je saute sur mon vélo et je
file à Megève. Je monte. Je descends. J’arrive. Jusqu’au boulanger que j’avais
repéré hier à l’entrée de Megève. J’entre. Evidemment, j’ai envie d’acheter le
fond de commerce tellement j’ai faim. Mais, ma raison, et surtout l’état de mes
finances en fait, m’en empêche. Je commence par une tourte saumon épinard, puis
je continue par un éclair au chocolat. Le pâtissier ayant obtenu le label « meilleur
artisan de France », je tente le coup en espérant qu’il n’importe pas ces
éclairs au chocolat de Chine à vil prix pour me les revendre, avariés, au prix
de la truffe noire. Je conclue par un sablé, toujours au chocolat. Miam que
tout cela est succulent. Après avoir salivé, je me pourlèche les babines. Me
voilà calmé pour un temps. Je fais mon petit tour dans Megève. C’est mignonet,
très reconstruction de la maison de Barbie. Puis, craignant une nouvelle
averse, je me rentre terminer ce papier après avoir de nouveau étendu mon linge
mouillé que j’avais dû rentrer précipitamment lors de la dernière averse. Et
les freins de mon vélo ? Victoire, ils ne font plus de bruit ; ils
freinent, mais de façon saccadée. Probablement le temps que les plaquettes se
rôdent en fonction de leur nouvelle position. Et ma poignée de frein s’est
raffermie, donc tout va bien !
Aujourd’hui on va conclure avec une (autre) bonne nouvelle. Le soldat « Sigma
BC14.16 » (matricule : compteur de vélo) va mieux. Hier après une
journée passé tripaille à l’air dans le fleuron de la technologie Allemande, le
« Four sacoche de guidon 7L ORTLIEB Ultimate 6 Pro E M », ou il a dû
se prendre au moins 80°, je lui ai fait terminer la journée au soleil, toujours
tripaille à l’air. Puis afin de lui éviter tout choc thermique, je l’ai fait
refroidir doucement dans la tente avant de le refermer. N’oubliez pas qu’il est
entre la vie et la mort, et depuis quelques jours, beaucoup plus proche de la
mort que de la vie. Alors de la délicatesse bordel ! Ensuite je l’ai de
nouveau placé sous perfusion de morphine pour qu’il passe une nuit réparatrice.
Et bien ce matin le soldat « Sigma BC14.16 » pétait des flammes. La
morphine sans doute... Il voulait aller buter du Viet (toujours complètement)
Cong. Il a fallut le freiner, le menacer des fers pour qu’il se calme. Mai,
pour le faire patienter, je l’ai emmené avec moi à Megève. Et bien, malgré le
temps humide, il n’a pas éternué une seule fois, a affiché sans zébrures, sans
lignes horizontales, sans lignes verticales, sans carrés et sans effet
stroboscopique. Il est sur la bonne voie et semble sorti d’affaire. Pour le
savoir, je l’enverrai demain du coté de Vallorcine espionner la Suisse. Le Suisse c’est plus tendre que le Viet (même
très) Cong, non ?
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| Le camping du Bornand |
















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