mardi 1 août 2017

Etape 12 Vallorcine – Aigle (Suisse) ; mardi 01 août 2017



Distance
60km
Dénivelé
600m
Durée de pédalage
3h36
Moyenne
16,6Km/h
Col(s)
Col de la Forclaz (1527m)
Pays
Suisse (canton de Vallais, puis de Vaud)



La Suisse en montant le col du Forclaz







Allez, aujourd’hui, c’est la journée des bonnes nouvelles. Il y en a une flopée, c’est Byzance : 1) Je suis en Suisse et en Suisse on produit du fromage et du chocolat, 2 aliments dont je raffole, 2) Le Soldat Sigma BC14.16 (mon compteur de vitesse) se remet comme un charme de ses opérations à cœur ouvert. Ah la soldatesque Française, il n’y a que ça de vrai ! Du solide, du teigneux ! C’est beau à en pleurer, 3) La sacoche de guidon Ortlieb spéciale SmartPhone fonctionne dans un cas très précis qui doit être la norme en Allemagne : un ciel noir, opaque, ne laissant passer aucun faisceau lumineux, comme les ciels que j’ai expérimentés en Haute-Savoie avant et durant les orages. Et alors, plus de reflets, plus d’effet four destructeur de SmartMachin, la sacoche rempli convenablement son office. 
Vallorcine, camping des Montets

Vallorcine, camping des Montets
Commençons par le parcours du jour.

Je quitte Vallorcine à regret car l’endroit est magnifique : imposant et calme à la fois, sorte de force tranquille. Le camping des Montets est une sorte de vision idéalisée de la randonnée en montagne : au bord d’un torrent, fleuri à souhait, posé sur une jolie petite prairie bien verte, entouré de sommets, et avec le beau chalet montagnard qui va bien. Bene !

Vallorcine, camping des Montets

Vallorcine, camping des Montets



Vallorcine, camping des Montets


Et pourtant, malgré tous les atours de Vallorcine, je prends la direction de la Suisse qui est à deux pas. Une fois le
poste frontière passé, j’entame une belle et longue descente qui se termine par une sévère montée. A force de monter, j’atteins le col de la Forclaz. Et puis, descente, de nouveau, mais vraiment longue celle là : 1000 mètre de dénivelé négatif. Et lorsque le terrain redevient plat, je suis arrivé à Martigny. Ici c’est la fournaise. L’effet altitude
ne joue plus, j’étouffe. Je m’arrête vite pour ôter ma veste enfilée pour la descente et dans laquelle désormais je cuis. Et je me mets en quête de la route de la vallée qui me conduira à Aigle, destination du jour.
Martigny aime le vin. Ses coteaux très abrupts qui conduisent au col de la Forclaz sont couverts de vignes. On ne produit donc pas que du fromage, du chocolat, des montres, et des banques obscures en Suisse ! On y produit aussi de l’électricité. Avec le vent. Des éoliennes sont disséminées au milieu de la vallée. Car ici le vent est aussi puissant que régulier. Je peux en attester, moi qui lutte contre lui. Je l’ai de face ce vent et il me ralenti
terriblement. Les drapeaux sont tendus comme des arbalètes. Pas le moindre petit flottement ni claquement. Rien, ils ne bougent pas. On les croirait fabriqués en bois, en fer ou en plastique. Et je ne peux lire leurs inscriptions que lorsque je les dépasse, tant le vent me fait face. Avant de les doubler, je ne vois des drapeaux que leur poteau.


Alors, ce premier contact avec la Suisse ? Plaisant lorsque l’on circule en bicyclette. Les pistes cyclables sont nombreuses voir omniprésentes, elles sont de qualités, bien balisées, propres. Utilisables. On y circule avec un fort sentiment de sécurité. Pourquoi ne pas copier en France ce que font nos voisins Suisses en la matière ?
De plus, ici les véhicules particuliers Suisses fonctionnant au carburant gasoil sont rares. Il y a donc moins de bruit et moins de fumée. Mes oreilles et mes poumons apprécient.

Alors, tout est mal qui finit bien ?
Non, car j’ai un mal aux fesses tenace. Après 2h de selle, la douleur s’installe durablement ce qui altère considérablement le plaisir de la randonnée. J’espère que tout cela va se rôder prochainement, sinon il faudra impérativement que je me fasse greffer une autre paire de fesses bien solides pour mes prochaines vacances.
Et puis, il y a ce climat pour le moins soupe au lait. Bien qu’il est fait très beau aujourd’hui, j’ai tout de même eut droit à mon orage. Arrivé à Aigle, le ciel s’assombri brusquement. Vite je me dépêche pour monter ma tente, mais rien à faire, l’orage est plus rapide que moi, et je finirai encore ma journée trempé, mes affaires très humides.
Cette photo pour faire rêver Noeunoeuil l’écureil. Du bois comme s'il en pleuvait !



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