Distance
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60km
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Dénivelé
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600m
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Durée de pédalage
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3h36
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Moyenne
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16,6Km/h
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Col(s)
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Col de la Forclaz (1527m)
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Pays
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Suisse (canton de Vallais, puis de Vaud)
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| La Suisse en montant le col du Forclaz |
Allez, aujourd’hui, c’est la journée des bonnes nouvelles. Il y en a
une flopée, c’est Byzance : 1) Je suis en Suisse et en Suisse on produit
du fromage et du chocolat, 2 aliments dont je raffole, 2) Le Soldat Sigma
BC14.16 (mon compteur de vitesse) se remet comme un charme de ses opérations à
cœur ouvert. Ah la soldatesque Française, il n’y a que ça de vrai ! Du
solide, du teigneux ! C’est beau à en pleurer, 3) La sacoche de guidon
Ortlieb spéciale SmartPhone fonctionne dans un cas très précis qui doit être la
norme en Allemagne : un ciel noir, opaque, ne laissant passer aucun faisceau
lumineux, comme les ciels que j’ai expérimentés en Haute-Savoie avant et durant
les orages. Et alors, plus de reflets, plus d’effet four destructeur de
SmartMachin, la sacoche rempli convenablement son office.
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| Vallorcine, camping des Montets |
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| Vallorcine, camping des Montets |
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Commençons par le parcours du jour.
Je quitte Vallorcine à regret car l’endroit est magnifique : imposant
et calme à la fois, sorte de force tranquille. Le camping des Montets est une
sorte de vision idéalisée de la randonnée en montagne : au bord d’un
torrent, fleuri à souhait, posé sur une jolie petite prairie bien verte,
entouré de sommets, et avec le beau chalet montagnard qui va bien. Bene !
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| Vallorcine, camping des Montets |
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| Vallorcine, camping des Montets |
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Vallorcine, camping des Montets
Et pourtant, malgré tous les atours de Vallorcine, je prends la
direction de la Suisse qui est à deux pas. Une fois le
poste frontière passé,
j’entame une belle et longue descente qui se termine par une sévère montée. A
force de monter, j’atteins le col de la Forclaz. Et puis, descente, de nouveau,
mais vraiment longue celle là : 1000 mètre de dénivelé négatif. Et lorsque
le terrain redevient plat, je suis arrivé à Martigny. Ici c’est la fournaise. L’effet
altitude
ne joue plus, j’étouffe. Je m’arrête vite pour ôter ma veste enfilée
pour la descente et dans laquelle désormais je cuis. Et je me mets en quête de
la route de la vallée qui me conduira à Aigle, destination du jour.
Martigny aime le vin. Ses coteaux très abrupts qui conduisent au col
de la Forclaz sont couverts de vignes. On ne produit donc pas que du fromage,
du chocolat, des montres, et des banques obscures en Suisse ! On y produit
aussi de l’électricité. Avec le vent. Des éoliennes sont disséminées au milieu
de la vallée. Car ici le vent est aussi puissant que régulier. Je peux en
attester, moi qui lutte contre lui. Je l’ai de face ce vent et il me ralenti
terriblement. Les drapeaux sont tendus comme des arbalètes. Pas le moindre
petit flottement ni claquement. Rien, ils ne bougent pas. On les croirait
fabriqués en bois, en fer ou en plastique. Et je ne peux lire leurs
inscriptions que lorsque je les dépasse, tant le vent me fait face. Avant de
les doubler, je ne vois des drapeaux que leur poteau.
Alors, ce premier contact avec la Suisse ? Plaisant lorsque l’on
circule en bicyclette. Les pistes cyclables sont nombreuses voir omniprésentes,
elles sont de qualités, bien balisées, propres. Utilisables. On y circule avec
un fort sentiment de sécurité. Pourquoi ne pas copier en France ce que font nos
voisins Suisses en la matière ?
De plus, ici les véhicules particuliers Suisses fonctionnant au
carburant gasoil sont rares. Il y a donc moins de bruit et moins de fumée. Mes
oreilles et mes poumons apprécient.
Alors, tout est mal qui finit bien ?
Non, car j’ai un mal aux fesses tenace. Après 2h de selle, la douleur
s’installe durablement ce qui altère considérablement le plaisir de la
randonnée. J’espère que tout cela va se rôder prochainement, sinon il faudra
impérativement que je me fasse greffer une autre paire de fesses bien solides
pour mes prochaines vacances.
Et puis, il y a ce climat pour le moins soupe au lait. Bien qu’il est
fait très beau aujourd’hui, j’ai tout de même eut droit à mon orage. Arrivé à
Aigle, le ciel s’assombri brusquement. Vite je me dépêche pour monter ma tente,
mais rien à faire, l’orage est plus rapide que moi, et je finirai encore ma
journée trempé, mes affaires très humides.
Cette photo pour faire rêver Noeunoeuil l’écureil. Du bois comme s'il en pleuvait !
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