Etape 4 : Jausiers -Guilestre ; samedi 22 juillet 2017
Distance
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43 km
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Dénivelé
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900 m
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Duré de pédalage
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3h06
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Vitesse moyenne
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13,76 km/h
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Vallée(s)
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de l’Ubaye
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Col(s)
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Col de Vars 2109m
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Département(s)
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Alpes-de-Haute-Provence, Hautes Alpes
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Région(s)
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Provence Alpes Côte d’Azur
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| Epilobes en Epis |
Heureux !
Ha, la belle journée !
Le ciel est bleu, la température est douce, les pêches, les abricots
sont succulent, la montagne est belle, les fleurs omniprésentes, les oiseaux
gazouillent, la flore diffuse abondement ses parfums délicats ; un
subtil mélange de senteur de sapin, d’herbe coupée que le soleil assèche, de
fleurs, embaume l’atmosphère. Ça sent le frais, le propre, la nature heureuse. Et
moi aussi, heureux. Je pédale allègrement sur mon petit vélo. J’ai l’impression
que tout est facile ce matin. Bon, il ne faut pas trop que je me la raconte,
l’effet journée de repos doit jouer à plein. Mes jambes vont mieux et il en va
de même de mon arrière train. Durant ma journée sédentaire d’hier, j’ai réglé un
certain nombre de problèmes qui me polluaient l’esprit. Je me sens plus léger ;
j’ai dû maigrir de la tête, pour sûr ! Alors je pédale tranquille. Mes
jambes moulinent allègrement, et je gravis une douce pente en fredonnant ‘C'est
beau la vie’. Vous savez, cette chanson un peu mièvre, mais néanmoins magnifiquement
interprétée par Catherine Deneuve, dans ce film de François Ozon,
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| L'Ubaye |
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| Saint-Paul-sur-Ubaye |
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| Saint-Paul-sur-Ubaye |
Mais, je suis néanmoins dans une forme éblouissante par rapport aux
jours précédents. Et il y a une raison. Ma botte secrète. Souvenez-vous, je
vous en avais déjà parlé, mais je n’avais pu encore la mettre en œuvre. Bien
aujourd’hui, c’est fait. Je l’ai. Et elle fonctionne du feu de Dieu. La preuve,
je monte mieux, je descends comme une balle, les 75km/h sont atteints sans
angoisse particulière, et je peux, de temps à autre, lâcher d‘une main mon
guidon sans qu’il ne tente, avec de fortes chances de succès, un néfaste 180°.
Bon, je vous le dis. Maintenant. Oui. J’ai gonflé
mes pneus. C’est fait. Et c’est de la balle ! Le magasin de sport de
Jausiers a eut la gentillesse de me prêter une pompe à pieds. Alors j’ai envoyé
4,9 Bars dans chaque pneu. J’avais environ 1,5kg ce qui explique qu’avec le
poids de mon chargement, renforcé, considérablement, par celui du bonhomme, le
vélo collait au bitume et se dandinait allègrement. J’étais tenté de mettre les
5,5 Bars authorisés par mes pneus, mais
le souvenir de 2 chambres à air explosé le jour de mon départ de l’année passée
a modéré mes ardeurs. Jouons la sécurité. Bien qu’en montagne, il fait encore
chaud, et le bitume sur les parties ensoleillées doit être brûlant.
Bref, une bien bonne journée.
Que dire d’autre ?
Bien, que je continue à grimper. Après Saint-Paul-sur-Ubaye,
j’abandonne la vallée de l’Ubaye, mais le paysage est toujours aussi beau, et de plus en
plus fleuri à mesure que je monte.
De larges massifs d’Epilobes en Epis,
longues fleurs fuchsia, embellissent encore le paysage. Je raffole des ‘Epilobes
en Epis’, de leur forme, de leur couleur, de leur nom, et de quelques doux
souvenirs qui y sont attachés.
Allez, encore un peu de nerf, et j’arrive au col de Vars. 2109m. Pas
très haut, pas très long, mais les derniers kilomètres sont pentus. Mon vélo chargé
fait, comme souvent, effet aimant. On vient me voir, on discute le coup,
parfois longuement, et je traîne. Mais c’est sympa, alors… Et puis je n’ai pas
de train à prendre. Surtout que l’étape du jour est courte. Alors je profite du
paysage. Je flâne. Bon, allez, on redescend par l’autre versant direction
Gillestre. C’est tout aussi beau par ici. Je me régale. C’est verdoyant à
souhait.
Arrivé à Gillestre, je me trouve une place pour ma petite tente. Je la
monte, je me douche, puis il est déjà tard, je commence à rédiger mes
sensations du jour, à transférer
les photos, les réduire, et puis il se met à
tomber des hallebardes. Pas de chance, j’avais laissé mes affaires à sécher !
Ho, il ne pleut pas longtemps, environ 30 minutes, mais qu’est-ce que ça tombe.
Et le froid arrive. Alors, dès que l’averse cesse je me réfugie sous ma tente
(oui, j’étais sous un préau durant l’averse). Et je m’endors mes pensées survolant
les cimes. Conclusion du jour : petite journée et gros plaisir.
Ce matin, le PC sur les genoux, le chant d’un torrent en musique d’ambiance,
assis sur un tronc d’arbre, j’écris. Pas eut le temps de finir hier soir. Ce n’était
même pas très avancé en fait. Alors, cela fait une heure que je tapote sur mon
clavier. Ensuite il va falloir que j’aille le mettre en page sur le Blog, incérer
les photos puis poster tout cela. Après, à la douche, plier la tente, ranger
mes affaires dans mes sacoches, puis partir. Je serai donc parti, comme d’habitude
vers midi. Coté positif de ce perpétuel
retard, mes affaires ont le temps de sécher.
L’étape de cette journée m’emmènera à Le-Monétier-les-Bains, puis
celle de demain à Saint-Martin-sur-la-Chambre
(73130). Ensuite se sera La Bathie, Megève puis Vallorcine.
demain.
Portez-vous bien.
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"C'est beau la vie" Catherine Deneuve
Film Potiche François Ozon avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini
Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie.
Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
A jamais perdu pour moi
Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie.
Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie.
La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie.
Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée
Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie.
Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie.














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