dimanche 23 juillet 2017

Etape 5 : Guillestre – Le-Monétier-les-Bains, Camping des 2 glaciers ; dimanche 23 juillet 2017
Distance
53 km
Dénivelé
866 m
Duré de pédalage
3h26
Vitesse moyenne
15,45 km/h
Vallée(s)
Durance
Col(s)
Montée de l’Argentière la Bessée 1300m
Département(s)
Hautes Alpes
Région(s)
Provence Alpes Côte d’Azur


Giant ToughRoad enjambant la Durance
La Durance




Aujourd’hui, c’était la journée Bagnoles. Bon, remarquez que les bagnoles nous rendent bien des services, on est bien content de les avoir pour se transporter d’un point à un autre sans planification
préalable. « Mais, c’est quand il y en a trop que ça pose des problèmes » (à chacun ses références, moi aujourd’hui je cite Brice Hortefeux, la classe !)… Journée bagnoles en France égal journée bagnoles mazoutés. Celles qui font plein de bruit et plein de fumée. Lorsqu’elles me doublent, elles font suivre leur accélération d’un râle agonisant et me font agoniser par leur fumée et leur odeur grasse. Certes, les nouveaux modèles mazoutés font moins de bruit et dégazent une fumée moins noire que les anciens. Mais ce n’est que pour mieux pénétrer nos bronches de leur venin. On réduit sans cesse la taille des microparticules, mais ces malsaines mécaniques continuent de cracher leur
Guillestre vu du Mont-Dauphin
nocivité. C’est un peu comme un nuage radioactif en quelque sorte. On ne le voit pas, on ne le sent pas, et en général, sauf à être très proche d’un cœur nucléaire qui explose,  on ne voit pas tout de suite l’incidence désastreuse sur la santé du monde vivant. Il faut quelques années avant que la maladie, bien douloureuse, bien invalidante, se déclare. Avec la réduction de la taille des microparticules émis par les « nouveaux » moteur diesel, c’est pareil. Vous voyez (un peu) moins les fumées grasses, vous sentez (un tout petit peu) moins ces odeurs à gerber, mais votre santé ne perd rien pour attendre. Vous vous pensez bien tranquillement à l’abri à l’intérieur de votre carrosserie avec la climatisation et tout
 le toutim, mais la voiture qui roule devant vous, qui
Guillestre vu du Mont-Dauphin
fume et qui pue le mazout, vous intoxique vous aussi. Vos enfants ont des bronchiolites, de l’asthme, un cancer ? Vous vous dites : pas de chance (pour eux). Mais chance et malchance n’ont rien à voir dans cette histoire. La responsabilité de ce scandale sanitaire Français incombe à nos « responsables » politiques en fonction au gouvernement depuis 1980. Une moindre fiscalisation du carburant Gasoil vous a incité à acheter les voitures au moteur éponyme. C’était fait pour. On vous a alors vanté les mérites de ces motorisations. Elles fumaient vilain, mais bon, on vous a « expliqué » que ce n’était pas grave, qu’il ne fallait pas vous inquiéter. Et puis devant les objections de quelques septiques, nos constructeur ont sorti leur Joker. Rappelez-vous au début des années 90, les publicités de Peugeot pour leur fameuse 607 avec son fameux FAP Filtre A Particules. Fini, plus de particules, maintenant avec le FAP, les moteurs diesel sont propres. Ils ne polluent plus. Ce qui sous tend, qu’avant ils polluaient alors que l’on nous affirmait le contraire et que l’on montrait du doigt ces quelques septiques, ces ralentisseurs de croissance, qui avaient l’outrecuidance de mettre en cause la parole de gens si respectables, nos dirigeants politiques, nos constructeurs automobiles, et les différents groupes de pression rémunérés de près ou de loin par les constructeurs automobiles et les sociétés pétrolières.
Le Monétier les Bains, autour du camping des 2 Glaciers
On pourrait se dire qu’à force de diesel toujours plus propres que les anciens diesels déjà propres, ces motorisations vont bien finir par cesser d’être nocives pour la santé. Pour les rêveurs tenant de cette hypothèse, comment interpréter l’affaire Volkswagen, alors premier constructeur mondial, qui a dû tricher afin que ces motorisations diesel puissent passer des normes sanitaires pas spécialement rigoureuse en terme de protection de la santé. Alors bien sûr, vous pouvez considérer que le diesel est, ou finira par être propre. On a le droit d’être un optimiste invétéré. Même pendant 40 ans. D’ailleurs, quelqu’un à priori très intelligents comme Claude Allègre, directeur de recherche au CNRS et un temps ministre de l’éducation nationale, a toujours défendu la thèse, contre vents et marées, que le réchauffement climatique lié à l’activité humaine, n’était que billevesées. Il recevait probablement de généreux cadeaux de l’industrie automobile ou pétrolière. Et vous, êtes vous rémunérés par ces industries pour attenter chaque jour à la santé de vos enfants et de vos proches ?

Après cette digression revenons à nos moutons : la nationale N94 qui va à Briançon. Joli paysage mais considérablement altéré par le bruit et la fumée des voitures. C’est relativement droit, donc ça roule relativement vite. Et il y a beaucoup de monde. Ce bruit fini par être étourdissant. C’est accompagné de ce bruit et de ces odeurs de gasoil que j’arrive à l’Argentière-la-Bessée. Et à partir de là, ça se met à grimper jusqu’à la sortie de Queyrières : ce n’est pas un col mais ça y ressemble bigrement. Ça grimpe entre 6 et 9% avec toujours ces bagnoles, leur bruit et leur fumée. Ensuite je rejoins Briançon, et je me dirige vers les cols du Lautaret et du Galibier, objets de l’étape de demain.

Aérodrome de Mont-Dauphin - Saint-Crépin



Le-Monétier-les-Bains se fait désirer, j’ai les jambes en coton et ma selle ressemble à une planche de faquir. Et comme je ne suis pas faquir, j’ai très mal à l’arrière train. Si j’étais plus costaud, je monterais en danseuse, élégamment dressé sur mes pédales, mais je ne suis pas costaud, donc je monte comme je le peux, le plus souvent lourdement assis sur cette satanée qui me fait mal.  Le-Monétier-les-Bains franchit, il faut encore développer un petit effort pour rejoindre le camping au doux nom de « camping des 2 glaciers » à plus de 1500 mètres d’altitude. Loin de la route,
La Durance
l’endroit est calme et la vue magnifique. Il y a 3 personnes devant moi à l’accueil. Il est 18h.
Une belle Honda CRF250L
La belle Honda CRF250L
Alors que j’attends, j’entends un discret petit Poumpoum en approche. Sûr, c’est le Sergio qui est parti de Valbonne ce matin avec Alicia. Je me retourne et je vois une belle Honda CRF250L bien rouge qui arrive. Avec Sergio et Alicia, on discute le coup pendant que je monte ma tente. Au fil de la conversation, j’apprends que mes 2 vaillants motards doivent rentrer ce soir. J’aurai su qu’il ne venait que pour la journée, je leur aurais déconseillé cette expédition. Un peu reposé, ils repartent vers 19h30.
La Durance
Le temps estimé pour s’en retourner à Valbonne par le chemin le plus rapide est d’environ 5h via la fameuse N94 jusqu’à Embrun, puis l’autoroute jusqu’à Sisteron, et enfin la route Napoléon vers Dignes. Parti vers 10h, ils seront de retour vers 1h du matin. Je pari que malgré la belle selle Corbin (sorte de Rolls des selles) qui équipe le petit trail Honda, demain je ne serais pas le seul à avoir mal aux fesses !

Il fait nuit, il fait froid. Il n’y a pas de d’accès Wifi ici. Je posterais donc ce papier demain.

Bonne nuit.
Les motards au repos
Une belle Honda CRF250L
Les motards qui repartent. Départ de Valbonne 10h, retour à Valbonne 1h. Alors la selle, elle est douce ? 

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