Distance
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44km
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Dénivelé
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575m
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Duré de pédalage
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2h16
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Vitesse moyenne
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19,6km/h
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Vallée(s)
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Maurienne
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Col(s)
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du Télégraphe 1566m
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Département(s)
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Savoie (73)
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Région(s)
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Auvergne-Rhône-Alpes
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| La Chambre, Vallée de la Maurienne, Savoie |
Tout est mal qui finit bien !
Comme dans les contes de fées revisités, la journée a bien fini. Très
bien même. La preuve ?
Eh bien je me suis mis à fredonner la chanson « chante ta vie en
couleur » que les enfants entonnent au début du dessin animé de Walt
Disney : « Le capitaine crochet ». Souvenez-vous, i
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| La neige sur les hauteurs de Valloire fin juillet |
Donc je fredonne « Chante ta vie en couleur ». Il y a de
quoi vous me direz. Savez-vous où je suis à l’instant ? Au « camping
du petit Nice ». On ne peut être que bien, pas vrai, avec un nom si
enchanteur ? Le torrent à mes pied chante sa joie, les fleurs embaument, les
bourdons bourdonnent, les oiseaux gazouillent, et les montagnes m’entourent. Et
le ciel est globalement bleu.
Et pourtant, la journée a plutôt mal commencée.
A 5h30 ce matin à Valloire, il ne pleut pas. Bon début, non ? Pas
si mal en effet compte tenu des 2 jours précédents. Mais il caille gravement
dans cette tente. Avec circonspection, je fais glisser la f
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| A Valloire le climat est chatouilleux |
Je m’habille chaudement et je vais me chercher un pain au chocolat
dans Valloire. J’ai trouvé un petit boulanger pâtissier chocolatier qui fait
remonter cette station dans mon estime. Chemin faisant pour rentrer au camping,
je me délecte en essayant de ne plus penser à ce froid piquant. Arrivé, je me
réfugie dans la salle commune bien chauffée pour poster mes sensations sur ma
journée d’hier. Je vous épargne les problèmes de multiples refus de connexion
au Wifi du camping qui ont néanmoins l’avantage de faire monter ma température
corporelle. Je n’ose cependant imaginer l’état de ma tension artérielle… Enfin,
à force d’à force de s’obstiner un peu et de s’énerver beaucoup, le bousin se
met à fonctionner. De bricole en bricole, le temps passe et je quitte le
camping vers 13h30. Je me suis équipé très chaudement mais malgré tout, je ne
cesse de rajouter des couches de vêtements au fur et à mesure de ma progression
cycliste.
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| Montée du col du Télégraphe, le temps demeure incertain ; et froid |
Première étape, je monte au col du Télégraphe. Enfin, en arrivant de
Valloire,
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| Il n'est pas un peu petit mon vélo ? |
Cela ne présente aucune forme de difficulté.
Environ 6km de très petite montée. L’affaire doit être tout autre en arrivant de la vallée de la Maurienne. Il y a environ 900m de dénivelé pour environ 18km de distance. Ce que je fais en descente à Mach 12. Dans la vallée, à 700 mètre d’altitude, je me déshabille un peu, puis je descends en pente très douce vers Saint-Jean-de-Maurienne. Le ciel vire de plus en plus au bleu mais le vent reste très frais. Tiens, parlons en de ce vent. Je l’ai en pleine quiche. Bref, j’ai l’impression de monter tellement le vent, de face, est intense.
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| Vallée de la Maurienne vers Saint Jean de Maurienne |
Autre chose. Cette vallée de la Maurienne : mais elle est moche.
La nationale qui longe la Maurienne est bordée de moult industries qui
enlaidissent le paysage et qui sentent fort mauvais. On ne sent même plus les
diesels nous polluer, c’est dire. Et pourtant ça circule sur cette nationale
bien droite. Camions en pagaille et voitures itou. Ça circule fort et vite. Flippant.
Les semi-remorques m’aspirant copieusement en me doublant : mon petit vélo
à sacoches ne sait plus quel cap suivre.
Enfin, après cet enfer routier, j’arrive proche de mon but :
Saint-Martin-sur-la-Chambre et son magnifique camping « le petit
Nice ». Je quitte la nationale infernale pour gagner la petite ville de « la
Chambre ». Et là, changement radical. Où tout n’était que bruit, fumée et
fureur, ici le calme règne en maître. Là où la désolation se répandait à mesure
que la Maurienne s’écoulait, je me trouve maintenant plongé au milieu du jardin
d’Eden. C’est propre, c’est beau, ça sent bon, c’est calme, les gens y sont
courtois, les magasins d’alimentation me font saliver. C’est charmant. Alors si
vous
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| La Chambre, Savoie |
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| Paré à dormir |
Bon, aujourd’hui il m’est arrivé 2 trucs vraiment fâcheux ; il
faut que je vous en parle. 2 évènements que l’on peut classifier dans la catégorie
des évènements graves, bien que l’un des deux pris forme il y a deux jours lors
de la descente réfrigérante du Galibier. Il faut dire aussi que cette année, je
ne suis pas gâté avec l’électronique. Je suis plutôt même particulièrement poissart
de ce coté là. Vous vous souvenez, j’avais mis de gros espoir dans mon compteur
de vélo filaire « Sigma » qui me consolait des déboires que m’infligeait
mon meilleurs ennemi du moment, mon Smartphone. Ce compteur de vélo Sigma est
un matériel simple qui jusqu’ici me donnait de grandes satisfaction en ayant le
bon goût de fonctionner conformément aux spécifications de son cahier des
charges. Bien. Mais lors de la descente du Galibier, sous le froid polaire et
le déluge, ce brave compteur en eut assez et opta pour un
retrait qu’il estima alors salvateur : plus d’affichage, écran noir. Et ce pendant 3-4 minutes. Notez que 3-4 minutes dans le blizzard, c’est long. On se sent seul. Abandonné. Donc en détresse. Bref, je me dis alors que mon compteur avait passé l’arme à gauche. Le pauvre. Mais non, ce n’était là que stratégie de survie face aux éléments déchaînés. Et, il revint à la vie. Oh, subrepticement au début. Quelques zébrures de ci de là rappelant les téléviseurs d’antan en recherche désespéré d’un hypothétique signal hertzien. Mon compteur n’était pas encore mort, il était agonisant. Il luttait de toute son électronique, c’était visible. Ah, le courageux ! On le sentait combatif. Pas résolu à lâcher le morceau. Une sorte de chevalier Bayard électronique, mais qui combattait à 1 contre 100. On sentait l’issue fatale. Il zébrait, zébrait encore dans des convulsions héroïques, et de temps à autre, furtivement, il tentait un timide et bref affichage, recouvert rapidement par des zébrures. Et puis, non, ce n’était pas le chevalier Bayard, mais c’était Rambo ce compteur. Rambo ! Rambo de retour sous une forme électronique ! Malgré la multitude féroce, malgré la disproportion des forces, malgré la faiblesse de ses armes, il affrontait courageusement l’adversité, et alors que je le cru mort, il ressuscita. Oh, bien sûr il en garda des séquelles tant physiques que psychologiques (il hurlait sans cesse « Colonel » par exemple. Bref il n’avait plus toute sa mémoire, c’est sûr. ). Il garda des cicatrices, des striures horizontales telles des tremblements incontrôlés de malades atteint de Parkinson. Et puis aujourd’hui, nouvelle rechute. Un nouveau symptôme : un écran rempli de buée. Illisible. Complètement. En plus de ces lignes horizontales traversant l’écran de haut en bas, puis de bas en haut à la fréquence de mes pulsations cardiaques. Alors arrivé au camping, je tentais le tout pour le tout. L’opération à cœur ouvert. Carrément. Et dans un hôpital mobile de surcroit. A la guerre comme à la guerre. Il faut tout faire pour retrouver notre Rambo. Notre survit en dépend. Celle de l’humanité aussi, notez. Alors, hop, pas de chichi, on n’est pas des fiottes, non ? Allez, on installe l’hôpital mobile et action. L’opération est à grand risque mais nécessaire vu la gravité des symptômes et des risque encouru par le monde libre. Envoyez les trompettes et hissez le drapeau les p’tits gars. Et que ça saute bordel de merde ! Extraction de la pile. L’opération la plus délicate se passe bien. On continue, passez moi les extracteurs. Allez, on se bouge. Pansements. On nettoie. Opération réussi. Bon, on refermera plus tard, on laisse sécher un peu au soleil. N’oubliez pas de le mettre sous perfusions pour la nuit. C’est Rambo, mais quand même. Rambo se sortira t’il de cette nouvelle épreuve ? Suite dans le prochain film, Rambo 23 ter.
retrait qu’il estima alors salvateur : plus d’affichage, écran noir. Et ce pendant 3-4 minutes. Notez que 3-4 minutes dans le blizzard, c’est long. On se sent seul. Abandonné. Donc en détresse. Bref, je me dis alors que mon compteur avait passé l’arme à gauche. Le pauvre. Mais non, ce n’était là que stratégie de survie face aux éléments déchaînés. Et, il revint à la vie. Oh, subrepticement au début. Quelques zébrures de ci de là rappelant les téléviseurs d’antan en recherche désespéré d’un hypothétique signal hertzien. Mon compteur n’était pas encore mort, il était agonisant. Il luttait de toute son électronique, c’était visible. Ah, le courageux ! On le sentait combatif. Pas résolu à lâcher le morceau. Une sorte de chevalier Bayard électronique, mais qui combattait à 1 contre 100. On sentait l’issue fatale. Il zébrait, zébrait encore dans des convulsions héroïques, et de temps à autre, furtivement, il tentait un timide et bref affichage, recouvert rapidement par des zébrures. Et puis, non, ce n’était pas le chevalier Bayard, mais c’était Rambo ce compteur. Rambo ! Rambo de retour sous une forme électronique ! Malgré la multitude féroce, malgré la disproportion des forces, malgré la faiblesse de ses armes, il affrontait courageusement l’adversité, et alors que je le cru mort, il ressuscita. Oh, bien sûr il en garda des séquelles tant physiques que psychologiques (il hurlait sans cesse « Colonel » par exemple. Bref il n’avait plus toute sa mémoire, c’est sûr. ). Il garda des cicatrices, des striures horizontales telles des tremblements incontrôlés de malades atteint de Parkinson. Et puis aujourd’hui, nouvelle rechute. Un nouveau symptôme : un écran rempli de buée. Illisible. Complètement. En plus de ces lignes horizontales traversant l’écran de haut en bas, puis de bas en haut à la fréquence de mes pulsations cardiaques. Alors arrivé au camping, je tentais le tout pour le tout. L’opération à cœur ouvert. Carrément. Et dans un hôpital mobile de surcroit. A la guerre comme à la guerre. Il faut tout faire pour retrouver notre Rambo. Notre survit en dépend. Celle de l’humanité aussi, notez. Alors, hop, pas de chichi, on n’est pas des fiottes, non ? Allez, on installe l’hôpital mobile et action. L’opération est à grand risque mais nécessaire vu la gravité des symptômes et des risque encouru par le monde libre. Envoyez les trompettes et hissez le drapeau les p’tits gars. Et que ça saute bordel de merde ! Extraction de la pile. L’opération la plus délicate se passe bien. On continue, passez moi les extracteurs. Allez, on se bouge. Pansements. On nettoie. Opération réussi. Bon, on refermera plus tard, on laisse sécher un peu au soleil. N’oubliez pas de le mettre sous perfusions pour la nuit. C’est Rambo, mais quand même. Rambo se sortira t’il de cette nouvelle épreuve ? Suite dans le prochain film, Rambo 23 ter.
Autre évènement du jour. Une perte incommensurable cette fois. La
perte d’un produit unique. Sorte de prototype immédiatement bien né. Le monstre
de perfection tant de conception que de réalisation : mon fils à linge. Ne
ricanez pas, sots que vous êtes. Si, si, je vous vois ricaner dans votre barbe,
grands lâches que vous êtes. Et laissez-moi vous expliquer. Déjà, le fil
élastique : élastique le fil à linge. Oui vous avez bien lu, élastique. Je
n’imaginais même pas qu’un tel produit puisse exister. Mais ce n’est pas tout,
le fil élastique incorporait des pinces à linges en fer, indissociables du fil,
qui pinçaient fermement le linge tout en pouvant coulisser sur le fil. Bref, la
sorte de produit parfait. Et moi, inconséquent, je l’ai oublié à Valloire,
accroché sur un arbre d’un coté, et sur un grillage de l’autre. Cette perte
m’affecte, bien que, pour une fois prévoyant, je dispose d’une simple corde
avec de simples pinces à linge comme solution de secours. Bon, dans mon
malheur, j’ai tout de même la satisfaction de penser que la découverte de ce
surprenant et magnifique instrument ravira celui qui le trouvera et qui ensuite
en sera changé à jamais… Comme je le fus lorsque que je le trouvais il y a un
an de cela dans un camping aux environ de Strasbourg...










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